Année 2021-2022 : Les motifs au cinéma

Édito

Focus

Participants

Blog

Année précédente

Encomntros P. M. Goulet

Le sacrifice, Andrei Tarkovsky

Nature et Nostalgie, Digna Sinke

Nouvelle vague, J-L. Godard

Goupi Mains Rouges, Jacques Becker


The Wold Shadow, Brakhage

India, Roberto Rossellini

Le vent nous emportera, A. Kiarostami

 


 

Édito

Nouveau départ, nouvelle année, nouveau sujet.

Les motifs au cinéma - arbre, miroir, fenêtre, ombre, parapluie, escalier, et tant d’autres - donnent une grande liberté de circuler et de comparer, au sein des films et entre les films, à travers des œuvres de fiction mais aussi de documentaire, ou encore des formes expérimentales.

Cette année 44 ateliers sont organisés dans 15 pays, dont 8 régions en France (métropole et outremer).

Fidélité des partenaires engagés depuis des années dans ce programme, nouveaux arrivants (comme l’EYE Filmmuseum d’Amsterdam). 

Soutien de l’ACE (Association des Cinémathèques Européennes), consciente du rôle qu’ont à jouer les cinémathèques en matière d’éducation au cinéma à travers l’Europe.

En région Ile de France, la coordination sera assurée par l’association Documentaire sur Grand Ecran, en partenariat avec le Ciné 104.

L’avenir du CCAJ reste néanmoins encore en suspens.

Focus

Après le sujet du temps sur l’année 2020-2021 - lié à une période où la réalité devenait plus lointaine et abstraite - il nous semblé intéressant de revenir aux choses elles-mêmes. Elles sont la matière première du cinéma.

Mais si les choses filmées sont innombrables au sein d’un film, beaucoup sont résiduelles et n’accèdent pas au statut de motif.

Pour qu’une chose devienne motif, il faut que le cinéaste ait conscience de la façon dont il va la traiter (dans la mise en scène, dans le scénario, par le cadre et la lumière) pour qu’elle devienne un matériau de cinéma, une pièce importante de son film.

Comme un peintre qui choisit un bouquet de fleurs, une montagne ou un visage particulier pour en faire consciemment, avec la technique dont il dispose, un élément de sa toile et de sa représentation picturale du monde.

On retrouve les motifs à plusieurs niveaux, étroitement imbriqués dans la création du film.

Des choses du monde. L’arbre, le parapluie, la balançoire, etc. Le cinéaste commence par les choisir comme motifs dont il a besoin ou envie pour son film. Puis il doit faire un choix parmi les choses qui appartiennent à la même catégorie : tel arbre, telle bicyclette, etc.

Des sites scénographiques basiques et récurrents : l’escalier, le passage piétons, la fenêtre, etc. Certains motifs de cinéma, qui sont souvent des sites scénographiques, ont une grande puissance « racontante ». Ils induisent en même temps des situations scénariques et offrent des virtualités fortes de découpage, de points de vue et de filmage.

Des moyens spécifiques du cinéma. Le cinéma utilise volontiers des motifs visuels qui ont des affinités avec son langage et ses dispositifs spécifique : la fenêtre, le miroir, l’ombre, etc… La fenêtre, par exemple, est-elle filmée de l’extérieur de la maison, comme un cadre dans le cadre, ou au contraire depuis l’intérieur de la maison avec une « vue » sur l’extérieur ? Dans un plan ou quelqu’un se regarde dans un miroir, le cinéaste choisit de ne montrer que le reflet dans le miroir ou au contraire d’inclure dans le cadre le dos de celui qui se regarde. L’ombre d’un personnage est-elle filmée avec le personnage dans le même cadre ou au contraire l’ombre est-elle montrée de façon isolée, sans le personnage d’où elle provient ?

Des éléments émanant de la thématique personnelle du cinéaste. Certains cinéastes, comme certains peintres (Cézanne et la Sainte-Victoire, David Hockney et la piscine, Morandi et les bouteilles) ont des motifs de prédilection qui les inspirent et auxquels ils ne cessent de revenir. Comme les mains chez Bresson, les longs manteaux qui claquent au vent chez Sergio Leone, Les eaux stagnantes chez Tarkovski, les « fragments de nature » dans tous les films de Terrence Malick, etc.

Certains motifs finissent même par porter la marque singulière qu’un cinéaste leur a imprimée, et sont constitutifs de sa poétique. Par exemple, le motif « livre-visage » chez Godard.

De nombreux motifs de cinéma étaient déjà présents dans l’histoire de la peinture :  son suivra parfois la généalogie peinture-cinéma de certains motifs comme l’arbre, la chevelure, le miroir, la balançoire, etc.

Enfin, certains motifs visuels se retrouvant dans de très nombreux films, on pourra comparer comment les cinéastes les travaillent. Par exemple comment Jean Renoir, Nicholas Ray, Federico Fellini et Ingmar Bergman ont-ils filmé une femme à la balançoire ?

 Alain Bergala

 

Participants

ALLEMAGNE : Deutsche Kinemathek, Berlin (Jurek Sehrt) avec Universität Bremen - (Bettina Henzler ) / DFF – Deutsches Filminstitut & Filmmuseum, Francfort-sur-le-Main (Christine Kopf) ARGENTINE : Cero en Conducta, Rosario (Emiliano Ovejero, Ana Belén Pagiola) avec l'Institut Français d’Argentine / Quiero cine !, Buenos Aires (Florencia Fernández Feijoo) BRESIL : Imagens em Movimento – RAIAR, Rio de Janeiro (Ana Dillon) avec Cinemateca do Museu de Arte Moderna / Escola Carlitos, São Paulo (Manuela Mendez Leal Anabuki) avec Cinemateca Brasileira BULGARIE : Arte Urbana Collectif, Sofia (Ralitsa Assenova) avec Festival "Rencontres du Jeune Cinéma Européen"  CHILI : Cero en Conducta (Nicolas Guzman), avec Instituto de la Comunicación e Imagen - Universidad de Chile, Santiago (Maria Inés Silva) ESPAGNE : Cinema en curs - A Bao A Qu, Barcelone (Núria Aidelman) avec la Filmoteca de Catalunya FINLANDE : Valve film School for Children (Tommi Nevala) (nouveau) ITALIE : Cineforum Teramo, Teramo (Dimitri Bosi) JAPON : Children meet cinema, Tokyo (Etsuko Dohi) LITUANIE : Meno Avilys, Vilnius (Ginte Zulyte) PAYS BAS : EYE Filmmuseum, Amsterdam (Florine Wiebenga) (nouveau) PORTUGAL : Os Filhos de Lumière, Lisbonne (Teresa Garcia) avec Cinemateca Portuguesa - Museo do Cinema ROYAUME-UNI : British Film Institute, Londres (Mark Reid) / Screen Argyll - Ecosse (Alasdair Satchel) URUGUAY : Cineduca – CFE, Montevideo (Cecilia Cirillo Chiesa) avec Cinemateca Uruguaya.

FRANCE

AUVERGNE-RHÔNE-ALPES : Cinéma Mon Ciné, Saint-Martin-d’Hères (Pascale Puig) CORSE : Corsica.doc, Ajaccio et Cinémathèque de Corse, Porto-Vecchio (Annick Peigné-Giuly) GUADELOUPE : L’Artchipel, Scène nationale de la Guadeloupe (Suzie Belair) ILE-DE-FRANCE :  Le CCAJ !, Documentaire sur Grand Ecran, Ciné 104, Paris (Nathalie Bourgeois, Sabine Costa) MARTINIQUE : Tropiques Atrium, Scène nationale de Martinique, Basse-Terre (Steve Zebina) NOUVELLE-AQUITAINE : Cinéma L’Utopie, avec l’association L’Ecran livradais (Alexandre Anton) OCCITANIE : Institut Jean Vigo - Cinémathèque euro-régionale, Perpignan (Frédéric Borgia) PROVENCE-ALPES-CÔTE D'AZUR : Cinéma Jean Renoir, Martigues (Henri Denicourt)